L'Eco de la nouvelle économie

Travail et Consultation web : je t’aime moi non plus

Quel est le manager en entreprise qui ne s’est pas pris une crise de nerfs en rentrant dans les bureaux pour s’apercevoir que ses collaborateurs étaient en train de changer de fenêtre sur leurs ordinateurs pour dissimuler une page Facebook , Twitter , Pinterest, Instagram, un blog de mode …alors qu’un dossier urgent devait être rendu le jour même ?
 
imgres 1En réalité nombre de suspicions et d’interdictions via les firewall proviennent d’une mauvaise définition (organisation ?) du rôle du web dans l’entreprise à tel point qu’un article récent sur presscitron.com se demandait si on n’allait pas mettre en place des déclencheurs électrochocs pour ceux qui restent trop longtemps coller au web !
 
En réalité, la politique web d’une entreprise rejoint directement le besoin de coordination des entreprises.
 
Pourquoi ne pas ouvrir le débat directement en entreprise et mettre des règles en place pour définir la politique web ?
 
On vous répondra que chacun doit se prendre par la main ou alors on interdit, mais cela ne marche qu’un mois et après tout le monde reprend ses « vieilles » habitudes… Vieilles habitudes, là serait tout l’enjeu du coordinateur qui serait sans cesse présent pour donner du mouvement à l’intérieur de l’entreprise… Gestionnaire ou coordinateur, il doit correspondre à un profil assez généraliste pour connaître l’ensemble des services de l’entreprise, la finance, le juridique, les RH, le marketing, Web, l’administration réseaux, la logistique… mais rester différent du CEO ou du gérant.
 
Rappelez-vous aussi que vos collaborateurs représentent votre entreprise et que s’ils vont trop souvent à votre goût sur le web c’est que vous n’êtes pas assez présent ou alors que le travail confié n’est pas adapté ?
 
imgresAlors, il est vrai que vous entendrez souvent dire entre collaborateurs, « je pensais passer 10 minutes sur un sujet perso et cela fait 1 heure que je suis dessus », car l’information sur le web n’est pas aussi aisée que l’on voudrait. C’est vrai mais cela s’organise aussi dans un planning. Une courte pause d’ailleurs sur les réseaux sociaux n’est pas contraire à la productivité. Pouvoir s’évader pendant quelques minutes de son quotidien peut être bénéfique pour son travail. Un sportif ne faisant pas de pauses entre ses exercices ne pourrait pas améliorer ses performances. Encore faut-il que les pauses ne se répètent pas trop souvent.
 
 
A l’université de Pennsylvanie, où  le professeur émérite Kenneth Goldsmith enseigne, son cours intitulé « Perdre son temps sur Internet ».
Celui ci explique que les écrivains et les artistes ont passé une quantité incroyable de temps à rechercher de nouvelles façons de créer des œuvres surréalistes. En substance, l’idée est que cette « perte de temps » sur internet soit une matière première pour créer des œuvres !
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La politique web d’une entreprise fait là aussi partie du « contrat social ».
Plus les managers sont au fait des nouvelles technologies et ont une sensibilité aux ressources humaines, moins cette angoisse ou ces interdictions des réseaux sociaux auront lieu, peut être même que ce sont dans ses entreprises, que le travail collaboratif aura sa plus belle productivité. Comment utiliser Twitter en interne pour faire passer des idées, travailler plus rapidement, utiliser Gmail et ses applications pour améliorer les informations sur des sujets précis et accélérer ses recherches, ou faire de Facebook un réseau interne d’entreprise ?
 
Et tellement d’autres projets qui pourraient être mis en place pour améliorer l’entreprise et ses processus de décisions et de création.
 
La révolution industrielle passe aussi par un changement des mentalités et par une véritable connaissance des outils mis à notre disposition.
 
David Gurn