Economie et Sport

NBA « i love this game »

Le début des Play off de la NBA de la saison 2015-2016 vont débuter et elles promettent d’offrir encore cette année du très beau spectacle et susciter un engouement extraordinaire

Cette compétition était diffusée à la télévision en différé au début des années 80, mais est actuellement retransmise en direct dans plus de 215 pays à travers le monde.

Oui, La NBA ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui, elle est devenue une vraie machine à récupérer des billets verts et offrir un spectacle eblouissant

La meilleure preuve s’il en fallait est le nouvel accord signé avec ses diffuseurs de télévision composés par le trio ESPN, ABC et TNT.

Selon les estimations, celui-ci serait estimé à 19 milliards d'euros sur une période de neuf ans. Ce qui équivaut à 2,1 milliards d'euros pour une saison, soit le triple du montant actuel, qui était de 742 millions d'euros, l'équivalent des droits TV de la Ligue 1 à partir de la saison 2016-2017 (748,5 millions d'euros). Une somme record pour le championnat de basket .

En 30 ans, les droits sont passés de 500 milles $/an à 2,1 milliards de $/an

Par ailleurs, une nouveauté qui sera generatrice a n’en pas douter aussi de nouveaux gains devrait faire son apparition, c’est un service de streaming qui permettra de regarder n'importe quels matches de la saison régulière sur internet, alors qu'auparavant, seule la possession du NBA League Pass permettait de le faire.

Pour montrer qu’il y a encore une marge de progression de ces droits TV le championnat de football américain touche de son coté 3 milliards de $ par saison. Cette explosion des droits TV de la NBA devrait impacter directement les salaires des joueurs. En effet, comme souligné par le site Basket USA, le salary cap (le fair play financier) devrait être revu à la hausse, passant de 50 à 72 millions d’euros (63 à 90 millions de dollars). Le contrat maximum d’un joueur pourrait ainsi passer de 96 millions d’euros sur cinq ans (120 millions de dollars) à 144 millions sur cinq ans (180 millions de dollars). Ce serait d’ailleurs la raison qui aurait poussé Le Bron James à signer un contrat court, sur deux saisons seulement, avec les Cavaliers de Cleveland cet été.

Le chiffre d’affaires de la NBA était de 118 millions de dollars en 1983, trente ans plus tard, il est de 4,6 milliards, soit près de quarante fois plus.

Dans le même sens, La valeur des franchises atteint aussi des sommets , les Sacramento Kings avaient été vendus pour 10,5 millions en 1983, contre 534 millions l’an passé et les Los Angeles Clippers ont été rachete par Steve Balmer, l’ancien patron de Microsoft pour pas moins de 2 milliards de $ et récemment et il se murmure que le prix des Hawks pourrait avoisiner le milliard de $.

Les Knicks de New York   les Lakers de Los Angeles et les Chicago Bulls, sont aussi des franchise dont la valeur est estimée au minimum à un milliard de dollars. A noter que la grande gloire des Chicago , l’extra terrestre Mickael Jordan a vu ses revenus atteindre un milliard de $ cette année

Suivent les Boston Celtics, les Brooklyn Nets, les Houston Rockets et le Miami Heat. En bas de tableau, on retrouve les traditionnelles franchises issues de villes de taille moyenne et n’ayant que rarement l’occasion de briller devant les caméras des chaînes nationales ou en playoffs comme les New Orleans Pelicans, les Charlotte Bobcats ou les Milwaukee Bucks. Attention car leur valeur est tout de même supérieure à 400 millions de dollars

La valeur moyenne d’une franchise NBA est aujourd’hui de l’ordre de 634 millions, soit un bond de 25% par rapport à l’an passé. Le fait d’avoir eu une saison complète après le lockout a évidemment joué un rôle majeur dans cette progression. La valeur totale des 30 franchises est de près de 20 milliards, contre 400 millions en 1984 pour 23 franchises.

Aujourd’hui, les franchises NBA sont des entreprises à part entière, parfois détenue par des milliardaires fans de basket (Mark Cuban et Dallas) ou plus banalement par des investisseurs qui y voient un placement financier qu’ils chercheront à valoriser en montant une bonne équipe. En tout cas, une équipe qui aura l’attention des médias en ayant des bons resultats assura donc des retombées financières en droits TV, tickets d’entrées et merchandising, ce qui n’est pas pour deplaire à tous les amateurs de basket du monde entier « One game One love »

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