Economie et Mode

L’imprimante de maquillage arrive…date de sortie prévue …Mai 2015…

Enfin, une vraie révolution dans le secteur de la beauté…avec l’imprimante a maquillage MINK.
 
En mai dernier, lors de l’événement TechCrunch Disrupt NY 2014, qui s’est tenu du 5 au 7 mai à New York, Grace Choi, fondatrice de l’entreprise Mink a présenté une vraie innovation technique pour le secteur des cosmétiques : MINK, imprimante à maquillage.
Actuellement, elle fabrique du fard à paupière, mais demain elle pourra fabriquer du rouge à lèvres, des crèmes…
 
Une creatrice au franc parler qui va en faire trembler plus d’un....
« L’industrie du maquillage fait beaucoup d’argent, en s’appuyant sur beaucoup de foutaises » estime-t-elle. Elle poursuit : « Ils vendent très cher une chose délivrée gratuitement par la technologie : la couleur. Pour les couleurs qui se vendent beaucoup, on peut aller chez Wallmart ( numéro 1 mondial de la grande distribution) qui peut baisser les prix car ils vendent en grosses quantités, mais pour des couleurs de niche, il faut aller chez Sephora, mais qui veut payer cher pour aller chez Sephora ? Personne. » D’où l’idée de les réaliser soi-même, a moindre coût.
Son imprimante se raccorde comme n’importe quelle imprimante sur un PC. Pas besoin de pilote particulier. En ce qui concerne le choix de la couleur, on peut la prendre sur une photo, une vidéo, prendre en photo le maquillage d’une amie, etc … Cette couleur est ensuite transmise à l’imprimante qui réalise le fard à paupière de la couleur indiquée.
 
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Fabriqué en quelques secondes
Lors de l’événement TechCrunch Disrupt NY 2014, joignant le geste à la parole, Grace Choi a réalisé une démonstration sur scène. Elle a choisi une couleur rose dans une vidéo Youtube, et s’en est servi pour faire répliquer à l’imprimante cette couleur. Le fard a été créé en quelques secondes sous les yeux ébahis d’un auditoire conquis.
 
La cible marketing initiale avec MINK, sont les jeunes filles de 13 ans à 21 ans. Grace Choi précise « Elles n’ont pas encore d’habitudes en matière de maquillage, elles sont encore en train d’expérimenter, et c’est avec elles, que va changer la manière dont on fait du maquillage » annonce-t-elle.
 
Un fonctionnement à partir d’un substrat
L’imprimante fonctionne comme une imprimante à jet d’encre. Elle utilise des couleurs et un substrat incolore afin de fabriquer le maquillage. "Les encres et le substrat sont approuvés par la Food and Drug Administration américaine, et ils viennent exactement des mêmes sources que les marques reconnues" rassure-t-elle. L’imprimante sera commercialisée au prix de 300 $ (220€). Le substrat et les couleurs seront des consommables, et donc très accessibles, affirme la créatrice. On reste baba devant tant d’innovation avec autant de simplicité et d’ingénuité.

Mais….Depuis mai 2014, date de l’annonce par la créatrice de cette innovation majeure, force est de constater que peu de communication a été faite autour de l’imprimante beauté (si ce n’est le site hellomink.com sur lequel les pre-ventes sont ouvertes), ce qui est étonnant pour une telle revolution annoncée. On peut se demander, si depuis cette date, les grands groupes du secteur, qui se partagent un énorme gateau, n’ont pas tenté une manœuvre de rachat de l’affaire ou toute autre action pour limiter les communications/buzz/partages autour de MINK…Le mystère restera entier jusqu’au lancement commercial effectif du produit…s’il a lieu.

Quoi qu’il en soit, l’idée, la réalisation technique, et les modalités constituent de vraies valeurs de rupture sur ce marche ultra concurrentiel mais en manque chronique de vraies innovations. Sans parler de la tendance croissante de customisation, tailor made ou sur mesure…à laquelle répond également l’imprimante MINK ; bravo et bonne chance..