L’hyper fusion des banques arrive, grâce à l’e-banking

Les banques européennes et américaines ont voulu garder leur prérogative et leur indépendance. Elles se  sont refusé à fusionner quand il était encore temps. Elles n’ont pas voulu anticiper ce que la nouvelle économie accélèrerait tôt ou tard. Mettant en balance le poids social que les restructurations entraineraient en cas de fusion, les voilà aujourd’hui confrontées  à un fossé.

Très récemment, les banques auraient pu le faire quelques tentatives d’approche ont eu lieu, BNP avec Société Générale, BNP avec la Deutsche Bank, Axa et BNP mais les opérations préparées depuis longue date sont restées dans les tiroirs pour le moment.  Avant 2007, après 2007 et après 2009, cela aurait pu aisément se passer. De gros acteurs se seraient alors formés et les acteurs de la nouvelle économie auraient du composer pour eux mêmes se développer.

Au lieu de cela, les banques ont préféré exiger des gouvernants qu’ils appuient sur le champignon des mesures leur permettant de se remettre à flot avec le paradigme suivant « sans un système bancaire fort, point de souveraineté ». Dès lors, les dés étaient jetés.

Cette stratégie dont les effets dévastateurs se feront sentir entre 2017 et 2018 a permis aux banques d’éviter de faire des méga-fusions, donnant l’illusion que la souveraineté des Etats serait préservée tant que les banques seraient fortes et en bonne santé.

Nous sommes donc à la porte d’une forte déflagration. Le déclencheur proviendra des nouveaux acteurs de la nouvelle économie qui s’immiscent dans le jeu et le rôle des banques mais cela camouflera comme souvent les défauts structurels des banques.

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L’e-payement va permettre tout naturellement a Amazon, Apple, Google, Facebook ( bientôt Alibaba en Europe et aux USA) principalement mais pas seulement, de devenir des e-banques.
Les banques, dont la mue web 2 est venue bien tard pour la plupart, auront du mal face à la déferlante du e-banking.

Bien sur, pour le moment, des réglementations strictes freinent pour un temps le rouleau compresseur mais le processus est engagé et on ne peut rien contre la circulation de l’argent (immatériel qui plus est !)Pour les banques les plus saines, la période allant jusque 2017 devraient les inciter à opérer des méga fusions entre elles pour créer des groupes forts de bancassurance.

Pour les autres, il est déjà bien tard et on peut penser que le prochain round sera bien pire que l’épisode des sub-primes en 2007.

L’Europe ne devrait comporter que 4 à 5 groupes de bancassurance, elle en compte plus d’une centaine.

Pourquoi cette certitude ?

imagesLes acteurs de la nouvelle économie ont engrangé des milliards d’informations sur leurs clients (méta données), elles peuvent donc les compresser et proposer sous forme sémantique des offres personnalisées à leurs abonnés ! Le développement des smartphones, l’accès à ces grandes plateformes du web est devenu totalement mobile offrant ainsi l’opportunité aux géants du net de devenir des intermédiaires incontournables entre les consommateurs et les commerçants, reléguant ainsi les banques traditionnelles à des acteurs de seconde zone.

Les 5 acteurs cités plus haut possèdent pour la plupart des centaines de millions de numéros de cartes bancaires par exemple Apple possède plus de 700 millions de comptes Itunes dont une majorité est reliée à un compte bancaire. Il ne lui reste plus qu’à proposer un service de paiement en ligne pour lequel elle percevrait des frais en tant qu’intermédiaire par exemple.

Au début du mois d’Avril 2014, la Banque Centrale Irlandaise a autorisé Facebook à mettre en place des services financiers en Irlande. Qui mieux que Facebook pour proposer au bon moment, le service financier à « vos mesures » .

Google et son fameux e-wallet dont nous avions parlé sur un précédent article pour Kazeco.

Il est vrai qu’en 2012, Google avait mis à disposition pour les entreprises une ligne de crédit mensuel comprise entre 100 et 200 000 $ utilisable uniquement pour l’achat d’espace pub sur Google Adwords ; mais pour proposer ce service, Google avait conclu un partenariat avec Barclays qui assurait le financement.

C’est peut être une piste ….mais pour la plupart des acteurs de la nouvelle économie, nouer des partenariats avec des acteurs bancaires n’est plus de mise, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, une nouvelle histoire se crée. Les acteurs traditionnels doivent complétement muer. Personne ni aucune réglementation ne peut arrêter la circulation de l’argent.

Les banques ont intérêt à faire « Gaaaf »  (Google, Apple, Amazon, Alibaba, Facebook) !