Les répercussions du Mondial sur les marchés financiers

La coupe du monde touche presque à sa fin. Nous connaissons à présent le carré final. Tandis que le Brésil affrontera l’Allemagne, bourreau de la France, les Pays-Bas se mesureront aux Argentins. Mais au-delà de tout cela, y a-t-il un impact sur les marchés financiers?

Qu’on le veuille ou non, la coupe du monde de football est un évènement qui touche une grande partie de la population. Même les personnes qui n’aiment pas ou peu le football, se prennent parfois au jeu de suivre leur équipe nationale. Et ce détail change tout.

Selon la Banque Centrale Européenne, lors de la dernière coupe du monde, lorsque l’équipe nationale jouait, les opérations (ou trades) sur les marchés financiers, étaient en baisse de 38% en Europe en moyenne. Il faut même ajouter 5% lorsqu’un but était inscrit. Cette moyenne passe à 43% aux Etats-Unis. Pourquoi un tel écart vu l’intérêt plus faible des américains pour le « soccer » comme ils l’appellent? Tout simplement parce que la majorité des traders sont internationaux et d’origine diverses, ils sont donc, tout comme leurs interlocuteurs, plus concernés par ce sport.

La moyenne part en forte hausse quand on s’intéresse aux marchés sud-américains. En effet, les trades sont réduits de 75% au Brésil pour les apparitions de la Seleçao, de 79% en Argentine et de 99%… au Chili!

Selon une étude de Goldman Sachs cette fois-ci, l’indice du pays vainqueur va surperformer les autres d’environ 3.5% durant le mois suivant. Seulement, cela va vite s’estomper après 3 mois. En fait, il sousperformera le marché d’environ 4% sur l’année. Le malheureux finaliste quant à lui, sousperformera le marché de plus de 5% sur les trois mois suivants. De même, lors des phases de poule, le pays éliminé perdra en moyenne 0.5% le jours suivant.

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L’effet coupe du monde n’est donc pas particulièrement lié à l’économie, il est simplement (très) fortement influencé par l’état d’esprit des investisseurs, en fonction de l’évolution du tournoi. Bien que tous ces calculs restent théoriques et loin d’être certains, je suis sûr que vous y réfléchirez à deux fois avant d’investir après le 13 juillet. Après tout c’est un pari à prendre.

 

Manuel Orengo

manu@kazeco.com

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