Les 10 chiffres immanquables du 27 mai 2014

ECONOMIE

1/ Le luxe à la française poursuit sa croissance. Ses patrons en profitent.

Décryptage : Un bulletin de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en date du 25 mai donne le détail d’opérations de ventes de stock-options effectuées par François-Henri Pinault, PDG de Kering (ex-PPR). Le montant total des blocs de stock-options vendus s’élèverait à près de 3 millions d’euros.

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2/ La plateforme de micro-crédit solidaire Babyloan a levé 800.000 euros pour financer son développement, dont 300.000 euros auprès de la Caisse des Dépôts. Babyloan s'est spécialisée dans le financement participatif de start-up sur internet. 

Décryptage : les sites de crowdfunding (financement participatif) sont désormais légions. En France, ils restent dans l’attente d’une nouvelle législation devant normalement faciliter leurs activités. La loi devrait entrer en vigueur en juillet 2014.

3/ Le marché obligataire fait fi des résultats des élections européennes.

Décryptage : Les résultats des élections européennes et la poussée attendue des eurosceptiques n’ont pas troublés les marchés de la dette. Bien au contraire, les dettes des pays du sud de l’Europe restent recherchées. Ce lundi 26 mai, à 11 heures, le rendement à 10 ans de l'Espagne suivait le mouvement, en baissant à 2,911% contre 2,986% vendredi, tout comme celui du Portugal, à 3,670% contre 3,764% ou encore celui de la Grèce qui se détendait fortement à 6,205% contre 6,492%.

POLITIQUE

4/ Avec 25,7% des suffrages exprimés, le Front National remporte un succès retentissant lors des élections européennes devant l’UMP (20,7%) et le PS (14%).

Décryptage : Après une solide percée lors des municipales, le FN renforce sa présence sur la scène politique française, en bénéficiant  la fois de la méfiance des Français à l’égard de Bruxelles, mais également des votes contestataires à l’égard de la politique gouvernementale.

5/ Le vote frontiste arrive premier dans 5 Grandes régions : Nord-Ouest, Est, Massif Central, Sud-Est, Sud-Ouest. Les 3 autres Grandes régions françaises que sont l’Ile de France, l’Ouest et l’Outre-Mer sont remportées par l’UMP.

Décryptage : Conséquence des résultats frontistes au sein de ces « circonscriptions » européennes, sur les 74 sièges dévolus à la France au Parlement de Strasbourg, le FN devrait en obtenir entre 23 et 25 (contre 3 en 2009).

6/ Après sa victoire, Marine le Pen revendique être à la tête du « 1er Parti de France ».

Décryptage : Les termes de « 1er Parti de France » relèvent sans doute de la rhétorique politique. L’état des forces politiques en France reste encore en faveur des partis traditionnels. Avec environ 70.000 adhérents, Le Front National reste derrière l’UMP (200.000 adhérents) et le PS (170.000 adhérents). Par ailleurs, le parti frontiste ne dispose que de deux députés devant la représentation nationale : Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard. Enfin, le taux d’abstention relativement élevé (57,7%) tempère également la portée des bons résultats frontistes.

7/ En Espagne, Podemos, le parti des Indignés, totalise 7,9% des suffrages exprimés par les Espagnols lors des élections européennes.

Décryptage : Podemos disposera de cinq représentants au Parlement Européen. Le chef du parti, Pablo Iglesias a d’ores et déjà appelé Alexis Tsirpas, le leader de la gauche radicale grecque et candidat du Parti de la gauche européenne (PGE) à la présidence de la Commission européenne, afin de l’assurer de son soutien. L’arrivée de Podemos sur la scène politique espagnole traduit l’émergence de revendications issues du mouvement des Indignés espagnols, né en 2011 au moment de l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid. Dépourvu de réseaux élaborés à la différence des partis traditionnels, Podemos a cependant réussi une jolie percée fondée sur un soutien populaire significatif et des années de crise qui ont profondément marqué la société civile espagnole.

SPORT 

8/ Les dotations accordées aux finalistes de La Ligue des Champions sont respectivement de 10,5 millions d’euros pour le Real Madrid et de 6,5 millions d’euros pour l’Atletico Madrid.

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Décryptage : Ces dotations ne comprennent pas la part du montant des droits-télé qui sera reversée aux clubs. Ces revenus viennent à point nommé pour les deux clubs surendettés.

9/ 30% du chiffre d’affaires des Internationaux de France de Tennis provient des sponsors.

Décryptage : Nouvel arrivant parmi les sponsors après le départ d’Alain Afflelou : GDF Suez.  Le groupe énergétique a en effet signé un contrat de 5 ans avec les organisateurs du tournoi.

10/ Avec un bénéfice de 70 millions d’euros net, toutes recettes confondues (sponsors, billeterie, droits médias…), Roland-Garros représente le poumon économique du tennis français et fournirait près de 80% des revenus de la Fédération Française de Tennis.

Décryptage : Le tournoi a connu un véritable bond en terme de visibilité à partir de 2011, notamment en raison de la victoire de la chinoise Li Na. La finale féminine avait alors été suivie par plus de 100 millions de Chinois. Les sponsors n’ont bien sûr pas oublié cette donnée. Il s’agit pour beaucoup d’entre eux d’acquérir une plus grande visibilité sur les marchés asiatiques.