Le numérique en Europe : décryptage et perspectives

Dire que L’économie du numérique prend et prendra  une importance croissante dans l’économie française est une lapalissade, mais savoir ce que contient l’économie numérique et qu’est ce qu’elle représente en valeur pour l’économie française aujourd’hui est moins facile a détecter.

Ce seront les 2 questions principales de notre article et nous tentons d y apporter des éclairages.

Le numérique, en France,  c’est 170 milliards d'euros en 2013, (8% du PIB) avec notamment le e-commerce pour 41 milliards, les logiciels services et conseil 45 milliards, et les réseaux télécom 68 milliards pour citer les principaux postes.

En outre, on doit aussi prendre en compte tous les investissements indirects découlant aussi de l’économie numérique, bureau d’étude, bureau de presse, entrepreneurs individuels, peu ou prou tous les secteurs, tout notre cadre de vie tourne autour du digital; il est alors difficile de mettre un chiffre sur « l’économie indirecte » du numérique.

C’est 1 million d’emplois actuels, peut être 2 millions   supplémentaires à l'avenir, si la France devient la nation Start up  Européenne en référence à la nation Start up israélienne .

Depuis 2013, la pression est mise sur l’Europe pour augmenter les investissements dans le numérique, dans ce cadre on retiendra que le Parlement européen a approuvé fin 2013 un projet d'investissement d'un montant d'un milliard d'euros  pour soutenir des projets numériques paneuropéens et des réseaux haut débit à grande vitesse.

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A ce jour, en Gironde, par exemple et depuis 2007, ce sont 2595 projets qui sont ou ont été soutenus par l'Europe au titre du Fonds Social Européen (FSE) et du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), deux des quatre fonds de cofinancement de l'Union européenne, au côté du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) et le Fonds Européen pour la Pêche. Un soutien de poids puisque sur le coût total de ces 2595 projets estimés à 1,232 Mds €, l'Europe a participé à hauteur de 474 M€, soit près de 40% de l'investissement de ces projets locaux.

Une volonté de réussir dans le « cloud européen"  oblige enfin l'Europe à aboutir à des projets étatiques d'envergure.

L’Europe finance en tous cas une dizaine de projets touchant tous les domaines du Cloud : sécurité et protection des données, accessibilité, médias et travail collaboratif. Pour elle, il semble que cela soit devenu un enjeu économique prioritaire pour les entreprises. 

Pourtant, et malgré ces chiffres éloquents, de nombreuses voix en Europe s’élèvent pour dénoncer la lenteur d’harmonisation des règles juridiques mais aussi commerciales des 28 pays ce qui entraine qu’il n’y a pas de Facebook ou d’Amazon, de Google, Twitter etc..de champion européen ni dans le tactile, ni dans les écrans pourtant si présents dans notre quotidien.

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Quel est l’environnement digital à venir ? 

Le passage du Web1 (portail de contenu) au WEB 3 (contenu sémantique et objets communicants en cours) entraine une modification des outils techniques, des développements de notre système d’approche.

Le web squared est par exemple centré sur les données agrégées ce qui implique de multiples développements dans les données (Metadonnées) open Data ou le Big Data, et sera vraiment en pointe pour 2014 et les années à venir

La mobilité avec le passage obligé vers le mobile et les tablettes versus l’ordinateur classique implique une autre approche de nos outils mais aussi de notre environnement autour de l’informatique.

Le social à tous les niveaux, que ce soit aussi bien pour les infos à lire que pour promouvoir  la vente des produits, inutile de s'aventurer sans « réflexion social media ». Bien sur, il est essentiel de prendre en compte la géolocalisation qui fait partie de cet environnement Mobilité et Social.

Le cloud, comme nous l’avons décrit, et sur ce point, l’Europe a l’air en bonne position.

Tout cela autour de développement et de technologie qui tendent à se simplifier pour le bonheur de tous.

La révolution du numérique ne fait que commencer. Tout reste encore possible pour l’Europe à condition d’audace, d’opérationnel et de volonté.