Le Brésil ne relève pas encore la tête

Jeudi, nous abordions le thème de l’effet du parcours des Bleus en France. Mais qu’en est-il du pays organisateur: le Brésil? Théâtre de manifestations souvent violentes, anti-mondial, le pays réussit-il le pari de redresser son économie? La réponse n’est pas des meilleures.

Malgré le parcours de la Seleçao, toujours présente, les brésiliens n’ont pas tous le cœur à la fête. La terre où le football est une religion, ne parvient pas à surfer sur la vague « mondial ».

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Pays émergent de plus de 200 millions d’habitants, le Brésil continue d’enregistrer un ralentissement de sa croissance. La banque centrale a même récemment abaissé ses prévisions de croissance pour l’année: 2% revus à 1.6%. Le PIB a, quant à lui, enregistré une croissance au premier trimestre de seulement, 0.2% contre 2.5% en 2013. Les ménages ne consomment plus suffisamment, dû à leur endettement, et les dépenses liées au mondial (téléviseurs, produits dérivés) ne suffisent pas à redresser la barre. Les dépenses publiques en hausse de 0.7% et la dévalorisation du real brésilien favorisent l’inflation. Les prix à la consommation ont d’ailleurs, augmenté de 6.1% sur les 12 derniers mois.

La gronde des brésiliens, que nous avions décrite, se fait moins entendre durant la compétition, mais pas sûr qu’elle se soit estompée pour autant. La précarité vers laquelle le pays fonce, peu faire craindre le pire et les débordements qui vont avec. Il faut dire que les 11 milliards dépensés pour la coupe du monde, et si peu d’investissements sociaux, hatisent la haine des locaux.

La Présidente du Brésil, Dilma Roussef, imite son homologue français dans les sondages , et part en chute libre dans les sondages. De mauvais augure à quelques mois des élections qui auront lieu en Octobre prochain. Son second mandat est donc entre parenthèses pour le moment. 


Manuel Orengo

manu@kazeco.com

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