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Le 4 Mai 1789, la révolution française est enclenchée

En octroyant un maximum de ponts au mois de mai, Les gouvernants auraient il trouver un moyen de ne pas déclencher de mouvements violents ? Cette introduction en forme de boutade montre que le déclencheur de la révolution de 1789 débute le 04 mai avec la dernière grande cérémonie d’Ancien Régime à Versailles.
Le contexte
La monarchie fait face à une situation politique et financière catastrophique, Louis XVI se voit contraint de convoquer les Etats généraux. Assemblée des trois ordres – noblesse, clergé et Tiers Etat –, qui seuls peuvent décider la levée de nouveaux impôts et engager la réforme du pays. Le pays est étranglé mais jusqu'à cette cérémonie, le roi semble épargné. Le 27 janvier 1789, les affrontements à Rebbes entre nobles et étudiants ne semblent pas directement impliqués le roi, tout comme les émeute à Paris, au faubourg Saint-Antoine, contre le fabricant de papier peints Réveillon le 27 avril.
Le 4 mai 1789, a donc lieu à Versailles: la procession des Etats Généraux avec environ   1200 députés du tiers, venus de toute la France. Mais ce sont les conditions et les manières qui vont entrainer en fait sa perte. Dès 7 heures du matin, les députés sont sur pied en l'église Notre-Dame, pour la messe. A 10 heures, le roi les y rejoindra, accompagné dans sa voiture de plusieurs princes. Vêtus de noir et couverts d’un manteau noir et or, les députés du Tiers Etat sont les plus nombreux. Tous tiennent un cierge à la main, sauf les porteurs de bannières et les Fauconniers du Roi. Le roi est en habit et manteau de drap d’or, entouré des Grands officiers de la Couronne. Il porte sur son chapeau le Régent, le plus gros diamant d’alors. La reine porte quant à elle une robe d’or et d’argent. La dichotomie est nette entre le peuple et la Monarchie. On reprochera au roi d’avoir choisi son « camp ». Monseigneur de La Fare, évêque de Nancy, dans son discours dénonce avec force les fastes de la royauté.
Dans un discours de 4 minutes, Louis XVI ouvre la séance. il rappelle les circonstances qui l’ont conduit à cette convocation et surtout ce qu’il attend des Etats Généraux. C’est maladroit et inopportun. Il n’a pas compris ce que le tiers attend de lui et ce qui semble compter pour lui, c’est la manière dont les nouveaux impôts vont être levés ! Par la suite des discours, on accusera même le roi de s’être endormi…
Ce cortège fixe, en un sens, le point de départ de la Révolution.