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La baisse du pétrole: une aubaine pour les valeurs de consommation

Depuis la mi-juin 2014, le cours du baril de pétrole a fortement baissé (-40%) suite essentiellement à un excès de l’offre, aux dissensions au sein de l’OPEP et à une demande moins forte de la part de l’Europe en particulier. Bien évidemment, le pétrole de schiste américain pèse aussi sur les cours actuels. A ce stade, avec un peu de recul, voici les gagnants et les perdants.

Pour commencer par ceux qui en pâtissent, les pays exportateurs d’or noir aux premiers rangs desquels la Russie et le Venezuela. Le rouble a perdu un tiers de sa valeur en 2 mois et les investisseurs anticipent un défaut de la dette libellée en dollars du Venezuela. Les pays du Golfe souffrent également après des années très favorables. Les valeurs liées à l’énergie sont également les victimes du mouvement récent, elles commencent d’ailleurs à baisser leurs investissements entrainant donc les valeurs pétrolières. Comme ces valeurs ont un poids important dans la composition des indices mondiaux, la baisse de leurs cours créé de la tension et donc de la volatilité.

kazeco oil consumerA l’inverse, le grand gagnant de ce krach du pétrole reste le consommateur. L’essence coûte progressivement moins cher lui permettant ainsi de retrouver du pouvoir d’achat. Les valeurs liées aux dépenses des ménages profitent également de ce mouvement alors que la consommation reste le vecteur de croissance principal de l’économie. Les compagnies de transport et, aériennes en particulier, se frottent également les mains de cet ajustement alors que les prix des billets sont restés à peu près au même niveau sauf exception.

Reste l’inflation et les objectifs des différentes banques centrales. La Fed, banque centrale américaine, peut prendre son temps pour remonter ses taux d’intérêts. En revanche, pour la BCE (Banque Centrale Européenne) les menaces de déflation s’accentuent encore si le prix de l’énergie baisse. D’où la mise en place en 2015 de nouvelles mesures quantitatives pour relancer l’économie européenne.

Finalement, on peut penser qu’avec un prix du pétrole plutôt stabilisé en 2015 sur un niveau de 70/80 dollars, tout le monde y trouvera son compte in fine.