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30 Mars 1864, naissance de Franz Oppenheimer : un économiste de la Liberté

L’Homme

Franz Oppenheimer est né le 30 mars 1864 à Berlin et mort le 30 septembre 1943 à Los Angeles,. Comme d’autres économistes de renom, son scope d’interêt est large. Il étudia la médecine à Fribourg en Brisgau et à Berlin.qu’il pratiqua ensuite à Berlin entre 1886 et 1895. Mais, progressivement l'économie politique et la sociologie deviennent sa passion. En 1909, il obtient un doctorat en économie à l'université de Kiel, avec une thèse sur David Ricardo. Il occupera une chaire à l'université de Berlin entre 1917 et1919. Aux universités de Berlin dans les années 20’, il eut notamment pour étudiant l'ordo-libéral Wilhelm Röpke et le futur chancelier Ludwig Erhard. Il partira pour la Palestine en 1934-1935 enseigner puis, fait membre honoraire de la société américaine de sociologie., il émigrera définitivement, sur la côte Ouest des Etats Unis. Il participera notamment au lancement de l'American Journal of Economics and Sociology.

Sa pensée

« Toutes mes idées ont leur racine dans Adam Smith », il est paradoxalement mais significativement aussi apprécié par les libertariens américains pour son antiétatisme que par certains solidaristes et socialistes français pour avoir le premier prôné  un «socialisme libéral» 

La Métaphore d’Oppenheimer

Oppenheimer démontre que le berger nomade, qui était jadis comme l’ours, qui, pour voler la ruche, la détruit, devient progressivement, dans un second temps, comme l’apiculteur, qui laisse aux abeilles suffisamment de miel pour les mener jusqu’à l’hiver. Alors que le butin accaparé par la tribu de bergers nomades n’était qu’une pure et simple spoliation, (« la voie politique » d’accroissement de la richesse) où peu importait les conséquences, où les nomades détruisaient la source de la richesse future pour la jouissance de l’instant, désormais, a contrario, l’acquisition devient rentable, parce que toute l’économie est basée sur la retenue face à la jouissance de l’instant en raison des besoins de l’avenir. Car sinon cela réduit non seulement le nombre des producteurs, mais abaisse également l’incitation du producteur à produire au-delà de sa propre subsistance.

Autrement dit, Les pilleurs ne brûlent et ne tuent plus que dans la stricte mesure du « nécessaire », pour faire valoir un respect qu’ils estiment salutaire, ou pour briser une résistance isolée. Mais en général, le berger nomade ne s’approprie désormais que l’excédent du paysan. Il laisse au paysan sa maison, son équipement et ses provisions jusqu’à la prochaine récolte.

Par ailleurs, Oppenheimer montre que l’histoire de toutes les civilisations est celle du combat entre les classes spoliatrices et les classes productives. Il inscrit son analyse de la formation de l’Etat dans le cadre de cette théorie libérale de la lutte des classes.

Le marché libre doit être donc antérieur à l’état. L’État n’a été jamais créé par un « contrat social ». Il est toujours né par la conquête et par l’exploitation. En particulier, pour Oppenheimer, c’est la répartition de la propriété foncière qui est injuste, répartition dont est responsable le pouvoir politique. Il convient d’y remédier en luttant contre les excès du pouvoir politique, qui maintient une société de classes. Pour cela, l’Etat doit être transformé entre un régime capitaliste non libéral et une vraie économie de marché, dans laquelle l’intérêt général sera atteint par la liberté économique.

« Athènes a péri, elle devait périr, entraînée à l’abîme par l’économie esclavagiste, par le moyen politique. Tout chemin partant de là ne peut aboutir qu’à la mort des peuples. Notre chemin conduit à la vie ! »