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Elections de mi-mandat: Obama peut bouder

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Ce mardi une vague républicaine a emporté le Senat loin des démocrates, permettant au parti républicain d’obtenir le contrôle total du Congrès et le pouvoir de mettre au pied du mur Obama pour ses deux dernières années de mandat.
 
Cette lourde victoire retourne complètement la balance du pouvoir entre la Maison Blanche et le Congrès, seulement six années que les démocrates d’Obama aient pris le pouvoir et rapidement marginalisé les républicains pour reformer le système de santé, Wall Street et mettre en place une énorme politique de relance.
 
Maintenant les démocrates se tiendront au second plan au capitole du Congrès américain, comptant sur l’obstruction parlementaire (ou filibuster) pour faire obstacle aux républicains et garder  « l’héritage » d’Obama intact.
 
« Depuis trop longtemps l’administration a tenté de dicter aux américains ce qui était bon pour eux et ensuite blâmer les autres lorsque ses mesures n’avaient pas fonctionné » a déclaré Mitch McConnell, qui est attendu comme le prochain leader de la majorité du Sénat, lors d’un discours victorieux.
 
Selon CNN, le parti républicain devrait au moins avoir 246 sièges, sa plus grande majorité depuis la seconde guerre mondiale. Le président républicain de la chambre des représentants des Etats Unis confia « qu’il était ému de la responsabilité que les américains leurs avaient confié ».
 
« Mais ce n’est pas le moment de la célébration » ajouta-t-il « c’est le moment pour le gouvernement de commencer à obtenir des résultats et de mettre en place des solutions pour résoudre les défis auxquels le pays est confronté, en commençant par notre économie toujours en difficulté. »
 
Harry Reid, leader de la majorité du Sénat, qu’il a contrôlé depuis 2007, a félicité les républicains pour leur victoire :
 
« Le message des électeurs est clair : ils veulent que nous travaillons ensemble. J’attends avec impatience de collaborer avec le sénateur McDonnell afin d’améliorer les choses pour la classe moyenne. »
 
Obama est devenu très impopulaire sur sa fin de mandat et le « Yes We can’t » s’est tristement transformé en « No We can’t ». La Cool attitude ne marche plus pour le président américain qui a grandement déçu la classe moyenne. La mauvaise gestion du virus Ebola et la monté en puissance de l’Etat Islamique n’ont fait qu’empirer sa popularité déjà bien amputée.
 
Avant Obama, les présidents Reagan, Bush père et fils ou encore Clinton ont du faire face à la cohabitation au sein du gouvernement pour la fin de leur mandat. Aucun d’entre eux n’a pu soumettre de grandes réformes dans cette situation.

 

Florian Pavia

florian@kazeco.com