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Cinq choses que vous ignorez sur la Coupe Davis

davis cup
 
De vendredi à dimanche, le stade Pierre-Mauroy de Lille accueillera la 102ème finale de la Coupe Davis. Devant 27 000 spectateurs, la France se verra affronter la Suisse de Federer. Un décor de rêve pour un casting quatre étoiles, c’est l’occasion pour Kazeco de citer quelques anecdotes sur la compétition centenaire.
 

Une compétition purement anglo-saxonne

 
dwight_davis _bain_bw_photo_portraitCréée en 1900 par un étudiant à Harvard, la compétition était destinée à promouvoir un sport encore méconnu à l’époque. Dwight Davis eu donc l’idée d’organiser un duel international entre les américains et les britanniques.
 
Ainsi le 10 Aout 1900, sur le gazon du Longwood Cricket Club de Boston, se déroula la première édition de l’International Lawn Tennis Challenge.
 
Quarante six ans plus tard, la compétition prendra le nom de Coupe Davis en hommage à son créateur mort en 1945.
 
 
Les règles alors misent en place en 1900 sont toujours les même qu’aujourd’hui : la victoire est attribuée au meilleur des cinq matchs, quatre simples entrecoupées d’un double. Les USA sortirent vainqueur 3 à 0, avec deux matchs remportés par Dwight Davis lui même.
 

Une confrontation de 113 jours

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En février 1976 à Brisbane, les Australiens menés par John Newcombe affrontent les Néo-zélandais pour une place en demi-finale mais un cyclone au large des côtes australiennes provoque des pluies torrentielles. Les trois premiers matchs du quart ont pu péniblement être disputés sur trois jours. Menant 2-1, l’Australie n’a plus qu’à gagner un match sur les deux derniers simples pour passer en demi finale mais la météo continue ses caprices...
Le cyclone redouble d’intensité et le terrain se transforme en marécage, un hélicoptère est utilisé pour tenter de sécher le court mais rien n'y fait. L’ancien numéro un mondial John NewCombe doit repartir aux Etats Unis pour disputer un autre tournoi. Le match est reporté sin die.
 
C’est finalement 113 jours plus tard, en prélude au tournoi de Wimbledon, que Fairlie et Newcombe se retrouvent pour reprendre les hostilités. Au cours d’un match de 4 manches, Newcombe qualifie l’Australie pour la demi finale et met un terme à la confrontation la plus longue de l’histoire du tournoi.
 
Le match le plus long est décerné à la République Tchèque et la Suisse. En 2013, 7h et 2 min auront été nécessaires à Berdych et Rosol pour l’emporter sur Wawrinka et Chiudinelli.
 

0-0, l’Afrique du Sud l’emporte

 
En 1974, l’Inde et l’Afrique du Sud se rencontrent sur la dernière marche de la compétition. Pourtant cette finale n’aura techniquement jamais lieu. En effet, l’Inde accède pour la seconde fois de son histoire à la finale mais refuse de jouer contre l’Afrique du Sud en signe de protestation contre le régime de l’apartheid. La victoire sera donc décernée à l’Afrique du Sud.
 

Un drôle de trophée

trophe e coupe davis
 
C’est assez original de pouvoir remporter comme trophée un « saladier d’argent ». C’est Dwight Davis encore qui en eu l’idée et le finança. Le saladier fut donc fabriqué en 1900 à Boston par l’orfèvre Shreve Crump Low Co pour 1000 dollars. Faite à partir de 6,75kg d’argent massif, la pièce de 33 centimètres de hauteur est composée d’un saladier et d’un plateau.
 
La tradition veut que l’on grave sur le plateau le nom de chaque vainqueur. Elle a d’ailleurs amené le trophée à se voir rajouter des socles afin de pouvoir continuer de graver les noms. Aujourd’hui, le trophée comporte trois socles supplémentaires et pèse près de 105kg !
 

2014 : une finale 100% suisse !

Tout les joueurs de cette finale opposant la France à la Suisse ont un point commun. En effet, c’est celui d’être résident dans le même pays, la Suisse…Et c’est une première pour le tournoi.
 
La raison semble bien évidente sachant que le régime fiscal est plus avantageux en Suisse qu’en France. En Helvétie, il existe un forfait fiscal « spécial » expatrié : les impôts sont calculés non en fonction des revenus mais des dépenses sur le territoire. Ironiquement, les tricolores Gasquet, Tsonga, Monfils et Bennetau payent moins d’impôts que leurs adversaires Federer et Wawrinka soumis à un régime fiscal suisse normal.
 
Florian Pavia
florian@kazeco.com