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Sévère pour l’audiovisuel, beaucoup moins pour le cinéma, dans son rapport intitulé « La politique de soutien à la production cinématographique audiovisuelle, un changement est nécessaire », la Cour des Comptes dénonce l’inefficacité du système français.

Pour le cinéma, l’architecture du système actuel n’est pas remise en cause loin de là mais changer les aides sélectives, aplanir le financement public des rémunérations élevées accordées aux principaux interprètes, mettre en place des budgets plus raisonnables, attirer des capitaux privés, établir plus de transparence dans les budgets des films, remanier les jours interdits de cinéma à la télévision, autant de propositions qui figurent dans le rapport remis par René BONNELL (ancien de Gaumont, Canal+ et France Télévisions) qui avance 5O propositions pour adapter le modèle français de financement du cinéma à l’heure du numérique et qui font l’objet de discussions interprofessionnelles.

2 article article mum2La polémique lancée l’an dernier par le producteur et distributeur Vincent MARAVAL fin 2012 en pointant du doigt l’inflation du budget des films, des cachets de stars et des aides qui ne bénéficient qu’à une minorité avait créé une vague sans précédent de polémiques. Le système français passe par des taxes sur les billets de cinéma, des crédits d’impôts et d’autres aides régionales. Grâce à ce système envié à l’étranger, le cinéma français affiche une belle vitalité malgré un repli de fréquentation de -5,3%. 1/3 des films affichent un résultat positif ; les films à gros budgets sont plus nombreux mais les flops retentissants.

Des audits plus fréquents des budgets de production et de distribution doivent être menés par le CNC (Centre National du Cinéma), le rapport appelle à plus de transparence sur les recettes des films en salle afin d’apaiser les relations entre distributeurs, producteurs et auteurs. Le rapport Bonnell réalisé à la demande du gouvernement donnera ses premiers résultats lors du Festival de Cannes 2014.

Elvire@Kazeco.com