L'Eco de la nouvelle économie

Apple pourrait racheter la bourse de Singapour ou celle de l’Italie.

Pour les lecteurs assidus de Kazeco, il n’aura pas échappé que sur les 6 derniers jours la capitalisation boursière d’Apple a augmenté de 36 milliards de $, passant de 716 milliards à 750 milliards de $, soit une une augmentation de 5% sur une semaine mais surtout de 27% depuis Octobre. Avec une telle capitalisation, elle pourrait racheter la bourse de Milan, de Singapour ou encore 1,5 celle de Russie !

La capitalisation boursière d'une société n'est que le résultat d'une multiplication. D'une part la valeur de chaque action. Cette valeur correspond aux dernières transactions multiplié par le nombre d'actions composant le capital social.kazeco silver connectéeLes méthodes de valorisation sont nombreuses. Il existe une fourchette plus ou moins large où l'on considère qu'une société est valorisée correctement. Si la valorisation boursière est très différente de cette fourchette, des opportunités d'investissements peuvent se présenter.  Concernant Apple, la valorisation de l’entreprise s'explique principalement par les flux financiers futurs qu'elle générera + la valeur de la marque (Goodwill).

Or l’un comme l’autre présente des perspectives plus que positives. Jugez plutôt, Avec 74,5 millions d’iPhone écoulés au quatrième trimestre 2014, en progression de 18 % sur un an, la firme de Tim Cook enregistre des résultats financiers records: un chiffre d’affaires de 74,6 milliards de dollars (+ 30 %) et un bénéfice net de 18 milliards de dollars (+ 38 %). La firme est au firmament en ce début 2015. Seul bémol, une chute de ses ventes d’iPad de 18 % à 21,4 millions de pièces.

De plus, selon du cabinet Brand Finance, Lego serait la marque la plus puissante au monde, détrônant Ferrari, et Apple serait la marque la mieux valorisée à 129 milliards $, en hausse de 24% sur un an, loin devant Samsung et Google.

Surtout Apple a bien retenue les leçons du passé récent. Lors du lancement de l’Iphone 1, les cabinets spécialisés avaient estimé que le montant des publicités indirectes, plus communément appelle le buzz, avait « rapporté » 600 millions de $ à Apple.

David Axelrod, le directeur de campagne de Barack Obama en 2008, révèle que le président est l'une des rares personnes ne travaillant pas chez Apple à avoir vu la première version de l'iPhone avant sa présentation officielle, et il rapporte que le président a été réellement bluffé. Il est, comme on le sait, un soutien fort des nouvelles technologies et de la firme à la pomme .

Rien n'est laissé au hasard. De la virgule dans les discours des présentations ( comme le notait Steeve Job) à la ressemblance « de l’mage » entre Tim Cook et Steve Job, celle ci  allant même au mimétisme. La conscience collective ne doit pas être bousculé pour que le Story Telling de la marque continue ! 

Depuis la sortie de cet Iphone 1, la firme à la pomme sait très bien mélanger les effets d’annonce et elle les combine à merveille. Le marché et le public sont en attente constante des annonces d’Apple, et la compagnie a de quoi les satisfaire. Quand la firme annonce par exemple les ventes d’Iphone, elle ne veut pas laisser de places aux critiques et aux concurrents et donc publie une série de projets à venir qui tiendront en haleine le public et feront frémir les internautes quitte à abandonner certains projets en route, si le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Les derniers en date sur 10 jours.

Alors, Apple plus fort que la bourse de Russie qui est passée elle en 3 mois de 731 milliards de valorisation à quelques 560 milliards $, ou celle de l’Italie ou de Singapour. Google est valorisée à 380 milliards tandis que Facebook à 225 milliards, Il était même avéré qu’à la cloture d’hier que la valorisation des Gafa ( Google , Apple, Facebook , Amazon) était plus importante que celle de la Bourse de Paris ( 1520 milliards de $). Au delà de ces chiffres vertigineux, cela montre que Apple entraine l’ensemble des valorisations des secteurs autour des nouvelles techno mais aussi Telecom, bientôt auto etc à la hausse mais aussi la bourse a bien compris que nous étions dans une phase de croissance de la 3eme Révolution Industrielle. Attention, toutefois, l’hégémonie a toujours des revers de médaille.