26 juillet 1925 : Loi Courtier, création des chambres de métiers

26 juillet 1925 1Le 26 juillet 1925, à l'initiative de Joseph Courtier, député de la Haute-Marne, la loi portant sur la création des chambres de métiers est votée à l’Assemblée Nationale. Elle a pour objectif d’instituer des organes représentatifs des intérêts généraux des artisans. Appelées Chambres de Métiers et de l’Artisanat depuis la publication d’un décret n° 2004-1164 en date du 2 novembre 2004, elles constituent un réseau de 111 établissements fédérés au niveau départemental (CMA), régional (CMRA), et national (APCMA).

Les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) tiennent le répertoire des métiers, reconnaissent la qualité d’artisan, d’artisan d’art ou de maître-artisan, participent au développement de la formation professionnelle et de l’apprentissage, exercent des missions de prévention et de traitement des difficultés auprès des artisans. Au niveau national ou européen, l’APCMA exerce également son influence dans le débat politique. L’amélioration du statut de conjoint salarié, de celui d’entrepreneur individuel ou encore la tentative de création de centres de gestion agrées permettant aux artisans de ne pas avoir obligatoirement recours aux services d’un expert-comptable (tentative restée infructueuse depuis un amendement de la loi de finances rectificative de 1974) font également partie des grands combats menés par la représentation nationale des chambres de métiers.        

L'artisanat est aujourd’hui le premier employeur de l’économie française. Le secteur recense 3 millions d’actifs en France et 1 million d’entreprises présentes dans les secteurs clés de la construction, de l’alimentation, de la production et des services. Avec 100.000 embauches et le départ à la retraite de 300.000 actifs chaque année, l’artisanat est un pari d’avenir pour l’économie française. Au niveau européen, le constat semble encore plus probant, puisque 98% des entreprises à caractère artisanal ou des petites entreprises (1à 20 salariés).

Loin des clichés traditionnels, l’artisanat recense des activités de pointe dans les secteurs des nouvelles technologies, de la sous-traitance industrielle ou du luxe et est aussi un facteur positif pour notre balance commerciale (36.000 entreprises artisanales françaises exportent, soit près du tiers des exportateurs nationaux).