22 juin 1950 : Big Brother en couleur

Le Population Registration Act littéralement, Loi de classification de la population est l'une des premières lois conduisant à l’établissement du régime d’Apartheid en Afrique du Sud. Elle eût pour objectif de classifier et de lister les habitants du pays en fonction de leur appartenance raciale : Blancs, Noirs, Métis (et Indiens, par la suite).

Le régime d’Apartheid scinde le pays en deux. Blancs, d’un côté, Noirs et Métis de l’autre. Tous les aspects de la vie sociale sud-africaine subissent le même régime de ségrégation : transports, services publics, restaurants, lieux de travail…

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Ce n’est qu’avec le référendum sur la fin de l'apartheid qui eut lieu le 17 mars 1992 et l’élection d’un Président noir en la personne de Nelson Mandela que cette situation prendra fin et que la loi du 22 juin 1950 perdra sa raison d’être.

 

Dans les années 1990, le pays est inspiré par un nouveau sentiment d'appartenance nationale. Les clivages sociaux et les townships insalubres persistent, mais des choix politiques et économiques judicieux stimulent la croissance du pays qui connaît alors un boom économique retentissant. L’Afrique du Sud deviendra la première puissance économique d’Afrique avant de céder aujourd'hui sa place au Nigeria.

Ce classement qui tient compte uniquement du PIB (Produit Intérieur Brut) mérite quand même des tempéraments, s’il l’on considère l’importance de la corruption des élites de Lagos et la dépendance économique du Nigeria à l’égard de ses partenaires internationaux.