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18 juillet 1950 : Tout sauf vierge en business...

Richard Charles Nicholas Branson, nait le 18 juillet 1950 à Blackheath, Royaume-Uni. Entrepreneur britannique milliardaire, il fait partie de ces self-made men touche-à-tout qui n’ont d’autres barrières que celles de leur imagination.

Enfant dyslexique et en échec scolaire, il se distingue par de mauvais résultats et un comportement qui fera dire à son proviseur qu’il finira « en prison ou milliardaire. ». L’invective fut pour le moins prophétique.

Blessé au genou, il abandonne ses espérances d’une carrière sportive pour se tourner vers les affaires. A peine âgé de treize ans, ses premières expériences témoignent d’une indéniable envie d’entreprendre. Mais si la vente de sapins de Noël ou de perruches ne sont à l’origine que de succès mitigés, ces expériences lui donne très vite l’envie de faire plus. Il rejoint Londres à l’âge de 16 ans, branson kazeco4développe un magazine étudiant, puis se tourne vers le marché de la vente de disques par correspondance. Il crée alors le label Virgin suite à l’interpellation de l’une de ses collaboratrices qui lui aurait dit au lancement de leur activité : « Nous sommes tous vierges en business ». L’aventure dépasse cependant toutes les espérances. A peine âgé d’une vingtaine d’année, Bronson fait preuve d’une inventivité entrepreneuriale impressionnante. Il aménage un manoir pour y accueillir et enregistrer des artistes comme Mike Oldfield, dont il devient le manager. Bientôt, les sulfureux Sex Pistols, les Rolling Stones, et plus tard Phil Collins se pressent pour enregistrer au Manoir. Pour diminuer les charges de sa société et se soustraire à l’impôt sur les sièges sociaux « fixes », il fait emménager pendant un temps son personnel administratif sur une péniche, flottant sur la Tamise. Impétueux, mais bien entouré, il fait justement confiance à ses hommes de loi et comptables. Indépendant, il privilégie les partenariats stratégiques avec des hommes d’affaires disposant de liquidités, préfère garder dans sa main les actions de ses sociétés et refuse pendant longtemps les entrées en bourse.

branson kazeco3Enfin, le dernier axe de la stratégie Branson, et non des moindre, est sans aucun doute celui de la diversification. Virgin Atlantic et Virgin Blue pour concurrencer les grandes compagnies aériennes, Virgin Cola pour perturber l’oligopole Coca/Pepsi, Virgin Mobile dans la téléphonie, et près de 400 autres sociétés constituent aujourd’hui l’empire Branson. Le principe de la marque Virgin devient celui d’un nom qui peut s’apposer sur tout type de produit ou service. Plusieurs projets sont lancés sous le nom Virgin avant d’être abandonnés, mais qu’importe, Branson tente. Les marchés bien établis sont ses cibles de choix. Et lorsqu’il s’agit d’accompagner la promotion de ses produits ou services, Branson fait une fois de plus les choses à fond et assure le lancement de son Virgin Cola aux commandes d’un tank en plein Time Square.

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Ses dernières années, Branson n’a pas non plus été effrayé par la difficulté et a lancé Virgin Galactic chargée d’assurer des vols spatiaux et prévoit de relier Tokyo à New-York en un peu plus d’une heure, au lieu de treize aujourd’hui, grâce à un avion supersonique voyageant en vitesse orbitale (approximativement 30 500 km/h).

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L’audace, et toujours l’audace… voilà peut-être une des données essentielles caractérisant la 304ème fortune mondiale évaluée aujourd’hui à plus de 5 Mds de dollars (Classement des milliardaires 2014 – Forbes).

Le chiffre d’affaires du groupe Virgin sur 2012, particulièrement difficile à évaluer du fait de la myriade de sociétés qui y participent, représente près de 13 Mds de livre sterling (16,4 Mds d’euros).

branson kazeco6Sir Richard Branson, anobli par la Reine d’Angleterre en 2000 et également fortement impliqué dans bon nombre d’actions caritatives et l’un des fondateurs du conseil des Global Elders, sorte de « conseil des sages » chargé de traiter de problématiques liées à l’environnement, au développement local et au financement d’économies encore peu développées. Nelson Mandela, Kofi Annan, Desmond Tutu, Gro Harlem Brundtland ou encore Mohammed Yunus ont notamment participé au projet.

A 64 ans, Richard Branson reste un touche-à-tout de génie dont la capacité à entreprendre ne semble jamais s’être érodée avec le temps.