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14 novembre 1832 : Mort de Jean-Baptiste Say

14 novembre 1832 mort de jean baptiste say 1Né le 5 janvier 1767, Jean-Baptiste Say est l’un des principaux économistes classiques français. Auteur d’un célèbre Traité d’économie politique (1803) faisant état de la distinction « production-répartition-distribution », mais aussi de sa loi des débouchés, Jean-Baptiste Say s’est fait le défenseur d’une économie libérale et d’une politique de l’offre à l’opposé des théories malthusiennes.
 
Profondément marqué par un voyage de jeunesse en Angleterre (1786) qui lui a permis de maîtriser la langue de Shakespeare, de constater les progrès de la révolution industrielle, mais aussi de se plonger dans l’œuvre d’Adam Smith, Jean-Baptiste Say considère la notion d’un équilibre global entre l’offre et la demande dans des conditions de libre-échange et de libre-entreprise. C’est d’ailleurs cette conception qui le poussera à établir sa « loi des débouchés » selon laquelle la production crée elle-même ses propres débouchés en fonction d’un équilibre naturel entre offre et demande, faisant des crises de surproduction des évènements seulement temporaires et circonscrits à des secteurs bien définis. Dans une même perspective, Say considère dès lors que la politique monétaire doit rester en retrait de l’activité économique et qu’aucune injection de monnaie n’a à s’ajouter à celle déjà en circulation du fait des échanges réalisés entre les différents agents économiques.
 
14 novembre 1832 mort de jean baptiste say titre Promoteur du « laisser-faire » en matière économique, son influence ne s’exercera véritablement qu’après la chute du Premier Empire et une politique napoléonienne axée sur une économie de guerre, prônant protectionnisme et régulations. Nommé au Collège de France peu avant sa mort en 1830, Jean Baptiste Say exercera une influence grandissante sur les économistes classiques qui suivront, à commencer par ceux de l’Ecole de Vienne, Carl Menger et Friedrich Hayek en tête, mais suscitera également au XXème siècle des remises en question profondes imposées par le courant keynésien.