13 juillet 1967 : Création de l'ANPE

C’est sous l’impulsion de Jacques Chirac alors secrétaire d'Etat à l'Emploi dans le gouvernement Pompidou que l’Agence Nationale pour l’Emploi est crée. A l’époque, 2% de la population active est alors au chômage, soit 430.000 demandeurs.

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L’Agence prend le relais des SETMO – Services Extérieurs du Travail et de la Main crées après la seconde guerre mondiale et s’inscrit dans la continuité du droit au Travail promu par les constitutions de 1946 et 1958.

Parution du premier Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (référentiel ROME) en 1974, affichage public des offres d'emploi en 1976, pointage des demandeurs par correspondance et non plus par seul rendez-vous physique en 1982, mise en ligne d’un site internet en 1997, l’ANPE rationnalise ses procédures à mesure que le taux de chômage grimpe.

Les chocs pétroliers de 1973 et 1974 changent en profondeur la physionomie de l’Agence. Le chômage devient un phénomène structurel et un enjeu politique de premier plan. Entre 1975 et 2006, le budget de l’ANPE passe de l’équivalent de 208 millions d’euros à plus de 2 Mds d’euros. Sur la même période, les effectifs de l’ANPE passent de 7 200 à 26 000 conseillers.

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En 2008, un dernier effort de rationalisation aboutit à la fusion du service public de l’emploi, ANPE en tête et de l’ASSEDIC en charge de l’indemnisation chômage. Face aux critiques, l’ANPE a du céder. Entre 1975 et 2008, sa dépense moyenne par chômeur augmente continuellement (augmentation et généralisation des indemnisations chômage, du nombre de rendez-vous de placement, d’embauches de conseillers ANPE, de créations d’agences locales…), alors que dans le même temps, le nombre de placements recul (780 000 chômeurs placés en 1975, 520 000 en 1985, 300 000 en 2006).

Malgré ce énième effort, la politique public de l’emploi peine à être véritablement efficace en l’absence de changements structurels profond affectant la structure de notre économie. La mondialisation et la compétition internationale sont également des aspects conjoncturels d’importance avec lesquels les politiques publiques ne sauraient transiger en vue d’améliorer la situation de l’emploi en France.

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La France connaît au deuxième trimestre 2014 un taux de chômage de 10,4 % et une situation inédite, puisqu’au mois de juin de cette même année, toutes catégories de chômeurs confondues, elle compte plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi.

Avec des taux de croissances faibles et que d’aucuns disent à envisager sur la durée, une réflexion en profondeur sur l’emploi, mais aussi sur la notion même de travail semble devoir être menée… A bon entendeur.